Question de perception

18 août 2008

Narcisse

La conception de la réalité :

C’est Alfred KORZYBSKI, fondateur de la sémantique générale (étude des mots dans leur signification) qui nous propose de considérer la formule suivante :

 » La carte n’est pas le territoire qu’elle représente ».

Qu’est-ce que cela veut dire ?

Cela signifie que notre perception de la réalité (du territoire) n’est pas la réalité mais une représentation (ou carte) de celle-ci. Exemple, prenez votre carte routière, celle-ci vous indique les routes vous permettant de vous déplacer d’un endroit à un autre (la carte). Cette même carte routière ne vous informe pas sur les travaux routiers ou les embouteillages en cours (le territoire).

Donc pour Alfred KORZYBSKI, il y a la réalité et la représentation que nous en faisons.

Et donc notre  » carte du monde «  ou notre  » représentation du monde  » ou  » modèle du monde « , n’est pas la réalité mais notre représentation de la réalité.

La conséquence est donc que nous réagissons plutôt à notre perception de la réalité qu’à la réalité elle-même.

Nous percevons le monde extérieur par nos sens ( vue, ouïe, toucher, odorat, goût) et nous sommes facilement convaincus que notre construction de la réalité est la réalité réelle.

Plaçons le tout en perspective. Nous pouvons distinguer deux niveaux de réalité.

Exemple : Si nous voyons une personne faire traverser un enfant devant un bâtiment, cette observation est une réalité du premier niveau. Elle est incontestablement objective.

En revanche, chercher à présenter une interprétation des motivations de cette personne, c’est fabriquer une réalité du second niveau représentant le fruit de notre imagination.

La bouteille à moitié pleine de l’optimiste ou à moitié vide du pessimiste est représentative de cet effet. L’état de la bouteille est une réalité du premier niveau et l’interprétation donnée à cet état est une réalité de second niveau.

 » Ce ne sont pas les choses qui nous préoccupent mais les opinions que nous avons des choses.  » Epictète.

Ce matin aux informations, quelques touristes étaient interviewés sur l’accueil des commerçants…dans le sud de la France.

Réalité de premier niveau : « Il n’y a pas de bonjour, pas de merci, pas de sourire, pas d’au revoir. »

Réalité de second niveau : « Il n’y a pas d’accueil des touristes, il n’y a pas de considération du client… »

Dans cet exemple, la généralisation peut nous faire penser que le sud de la France n’est pas accueillant. Pour mieux comprendre cette perception, quelques informations factuelles pourraient compléter cette affirmation :
– où : le sud de la France. Où se trouve le sud en France, à partir de quelle ville, quel quartier, quelle rue … ?

– quand : à quel moment de la journée cela s’est-il passé, à l’ouverture, à la fermeture du magasin, en cours de journée ?
– fréquence : cette situation se vérifie-r-elle dans tous les commerces et par tous les touristes ?

Bien d’autres questions de précisions, nous permettront de mieux comprendre cette perception afin de la mettre en perspective.

Et comme disait ma grand-mère :

« On n’a pas deux fois l’occasion de faire une bonne impression ! »

 

 

 

 

Ajouter un commentaire