Un développement record et « bon marché » !

16 avril 2010

 

Le bon marché

En introduisant la théorie de Maslow (1) dans son entreprise, Chip Conley (2) réalise la perspective de son aspiration et poursuit ainsi l’œuvre commencée par Maslow. Ainsi en 2001, fort de ses études suivies à Standford, Chip Conley a reconstruit et adapté la pyramide de Maslow à ses collaborateurs, ses clients et ses investisseurs. La « simple » pyramide de Maslow est ainsi parée de ses trois dimensions chez JDV.

En 2007, dans son livre « Peak »(pic, record), Chip Conley explique en quoi l’entreprise moderne est une manufacture de peurs néfaste aux relations interpersonnelles constructives. En appliquant deux fondations de l’andragogie(3), donner du sens et comprendre, Chip Conley développe des équipes gagnantes et, anticipant les demandes de ses clients, il les fidélise. Depuis la création de JDV, Chip Conley multiplie par 6 les effectifs de ses structures et par 3 l’amplitude de son chiffre d’affaires. Le turn-over de 75% habituellement constaté dans l’industrie hôtelière est mis à profit par Chip Conley par la fidélisation de ses collaborateurs à 75%.

Avec ses 17 restaurants, 37 hôtels et plus de 3000 salariés, Chip Conley est récompensé de ses efforts par plusieurs prix d’excellence en Californie et pour la plus grande satisfaction de ses investisseurs, dernière dimension de son adaptation de la pyramide de Maslow.

En France, le sondage réalisé en octobre 2009 par TNS Sofres pour le cabinet Altedia (4) fait apparaître, aux yeux des Français, une forte dégradation de l’image de l’entreprise. Il semble que cette dégradation se manifeste depuis le début des années 1990 dans l’indifférence du grand patronat.

Sur 1005 personnes interrogées dans les grandes organisations.
58 % des salariés interrogés n’ont pas confiance dans les dirigeants de leur entreprise ou de leur administration.

53% des salariés interrogés ne font pas confiance en leurs syndicats.
85% des réponses vont dans le sens d’une absence de confiance concernant le syndicat patronal au 5 lettres.
63% des salariés interrogés trouvent que dans certains cas, il est normal que les salariés aient recours à la force pour faire valoir leurs revendications auprès de leur employeur.
61% des salariés interrogés trouvent que dans leur entreprise / administration, les intérêts des dirigeants et des salariés ne vont pas dans le même sens.
61% des salariés interrogés trouvent que dans leur entreprise / administration, les écarts de salaire entre les dirigeants et les salariés ne sont pas justifiés.
73% trouvent que dans l’ensemble, les écarts de salaire entre les dirigeants et les salariés ne sont pas justifiés.
81% trouvent qu’aujourd’hui en France, les intérêts des entreprises et des salariés ne vont pas dans le même sens.
83% trouvent que la politique menée par le gouvernement est plutôt plus favorable aux entreprises qu’aux salariés.
84% trouvent qu’aujourd’hui en France, les intérêts des dirigeants d’entreprises et des salariés ne vont pas dans le même sens.

Dans le monde du travail, ce sentiment profond  se traduit surtout par un sentiment de manque de reconnaissance . Cette dégradation de l’image ne semble pas être consécutive à la crise à en croire les sondages réalisés début 1990.

Maslow aurait-il encore raison… 70 ans plus tard ?

(1)   Abraham Maslow célèbre pour sa pyramide de la hiérarchie des besoins de l’être humain.
(2)   Chip Conley est pdg de JDV (Joie de vivre) groupe hôtelier créé à San Francisco en 1987.
(3)   Pédagogie pour adultes.
(4)   Le cabinet Altédia du groupe Adecco.

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