Coup d’œil sur la rentrée scolaire

8 octobre 2012

Point_de_vue_de_rentree

 

En France, le taux d’accès à l’éducation est élevé et en même temps tous les élèves n’atteignent pas le même niveau d’apprentissage. Dans notre pays, c’est sous le prisme du diplôme que sont reconnues les compétences individuelles qu’elles soient sociales ou professionnelles. Discutable ou pas c’est la réalité du fonctionnement de notre société.

La situation économique n’est pas simple, elle complexifie l’insertion des jeunes dans le monde professionnel et par voie de conséquence l’accès à l’autonomie d’une vie d’adulte.

Ainsi, construire et inventer des solutions à l’échec scolaire, améliorer l’éducation et sa qualité, créer des perspectives de réussites sont un véritable défi.

La résolution de l’échec scolaire est un processus complexifié par la conjonction de différents facteurs (sociaux, personnels, culturels, scolaires) et par les profils des situations rencontrées à particulariser. Ainsi, les situations liées aux comportements et à leurs troubles, l’accumulation de difficultés d’apprentissage qui se perpétuent vont trouver un terrain favorable dans un environnement social, familial ou culturel problématique. Et en même temps, chacun peut avoir une façon qui lui est propre de développer ses apprentissages et se donner un nouvel angle de vue.

Donc ce n’est pas simple.

Pourtant des accompagnements préventifs pourraient jouer un rôle majeur d’autant plus fort qu’ils sont mis en œuvre dès le plus jeune âge et accompagnés par les familles.

Les parents, ou les figures parentales proches de la famille, peuvent contribuer à la réussite dans l’accompagnement des jeunes et leurs retours à des processus d’apprentissages valorisants et légitimes.

Ce rôle coordonné avec l’école et ses enseignants a un potentiel de création de synergie pour impacter la réussite des jeunes.

Si la figure parentale décroche, l’enfant décroche.

Nous vivons une crise dont nous observons les manifestations financières et sociales. Le fond de cette crise est important et sa résolution exige un changement systémique. S’il est essentiel d’agir, l’action isolée ne résoudra rien collectivement. Les individualités ne doivent pas s’additionner mais se multiplier entre elles pour diviser les difficultés et démultiplier les solutions. C’est l’union qui fait la force.

La pédagogie est aussi affaire de bon sens, de concret, de pragmatisme. Si l’école apporte ses formules et répond à la question « pourquoi », la famille quant à elle peut chercher à répondre à la question « comment » par une mise en forme quotidienne. La famille peut aussi générer des « pourquoi » qui pourraient trouver leurs « comment » à l’école.

L’éducation est un atout pour changer le monde, tout le monde le sait, tout le monde l’oublie.

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